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Tome premier.
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BATAILLE DE LODI . 207

à-fait dominé par un pressentiment funeste. Cetriste événement parvint à quatre heures du ma-tin au quartier-général. Berthier fut sur-le-champenvoyé à cette division d’avant-garde; il y trouvales troupes désolées.

§ III.

En entrant dans les états de Parme, Napoléonreçut, au passage de la Trébia , des envoyés duprince, pour lui demander la paix et sa protec-tion. Le duc de Parme n’était d’aucune impor-tance politique; il n’y avait aucun avantage àsaisir ses états. Il lui laissa le soin de les admi-nistrer, en lui imposant, pour condition de l’ar-mistice, tous les sacrifices dont ils étaient sus-ceptibles. On recueillit ainsi tous les avantages,et on se délivra de tous les embarras du gou-vernement. Ce parti était le plus sage, le plussimple. Le 9 au matin, l’armistice fut signé àPlaisance. Le. duc paya deux millions en argent,versa dans les magasins de l’armée une grandequantité de blé , d’avoine, etc. ; fournit seizecents chevaux d’artillerie ou de cavalerie, ets’engagea à défrayer toutes les routes militaires etles hôpitaux qui seraient établis dans ses états.C’est dans cette occasion que Napoléon imposaune contribution d’objets d’arts pour le Musée