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l’indépendance de l’Italie. Il comptait à Milan parmi les familles nobles et aisées du pays. Lescouleurs verte, blanche et rouge devinrent lescouleurs nationales de l’Italie libre; des gardesnationales se formèrent dans toutes les villes.Serbelloni, le premier colonel de celle de Milan ,était le plus grand seigneur du pays, jouissantd’une très grande popularité, et d’une grandefortune. U a été, depuis , fort connu à Paris , oùil a demeuré long-temps en qualité d’ambassa-deur de la république cisalpine. A Milan , commedans toutes les grandes villes d’Italie , et peut-être dans toutes celles de l’Europe , la révolu-tion française avait excité d’abord le plus vifenthousiasme et parlé à tous les sentiments ;mais plus tard, les hideuses scènes de la terreuravaient changé ces bonnes dispositions. Toute-fois les idées de la révolution conservaient en-core à Milan de chauds partisans; la masse dupeuple était remuée par l’attrait de l’égalité. LesAutrichiens, malgré leur longue domination,n’avaient pas inspiré d’attachement à ces peu-ples , hormis quelques familles nobles ; ils dé-plaisaient à cause de leur morgue et de la bru-talité de leurs manières. Le gouverneur-général,l’archiduc Ferdinand, n’était ni aimé ni estimé;on 1 accusait d’aimer l’argent, d’influer sur l’ad-ministration pour favoriser les déprédations, de