sion, se refusant à être l’instrument de la pertede l’armée d’Italie et de ses frères d’armes : ildit que tous les hommes qui s’enfonceraientdans le fond de la presqu’île seraient perdus;que l’armée principale, confiée à Kellermann,serait insuffisante pour se maintenir, et seraitobligée de repasser les Alpes en peu de semai-nes. Un mauvais général, disait-il, vaut mieuxque deux bons. Le gouvernement ouvrit lesyeux et rapporta ses mesures liberticides. Il nes’occupa plus de l’armée d’Italie que pour ap-prouver ce que Napoléon avait fait ou projeté.
§ VII.
Berthier était âgé d’environ [±o ans. Son père,ingénieur-géographe, avait eu l’honneur de voirquelquefois Louis XY et Louis XVI , parce qu’ilétait chargé de lever les plans des chasses, etque ces princes, à leur retour de la chasse, ai-maient à relever les fautes qu’ils y avaient aper-çues. Berthier, jeune encore, fit la guerred’Amérique comme lieutenant, adjoint à l’état-major de Rochambeau ; il était colonel à l’épo-que de la révolution, et commanda la gardenationale de Versailles , où il se montra fort op-posé au parti de Lecointre ; employé dans la Ven-dée comme chef d’état-major des armées révolu-