RisVOLTE DE PAVIE.
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prisonniers dans la citadelle se délivrèrent eux-mêmes pendant ce tumulte et arrivèrent sur laplace, désarmés, en mauvais état. Le premiermouvementdu général fut de faire décimer cettegarnison. « Lâches, leur dit-il, je vous avais« confié un poste essentiel au salut de l’armée,« vous l’avez abandonné à de misérables paysans,« sans opposer la moindre résistance! » Le ca-pitaine commandant ce détachement fut arrêté.C’était un homme sans esprit, qui voulait sejustifier sur un ordre du général Haquin. Celui-ci venait de Paris ; il avait été arrêté par les in-surgés comme il changeait de chevaux à la poste;ils lui avaient mis le pistolet sur la gorge, lemenaçant de la mort s’il ne faisait rendre la ci-tadelle ; il persuada à la garnison du fort de serendre. Mais quelque coupable que fût le géné-ral Haquin, cela ne pouvait justifier le comman-dant du fort qui n’était nullement sous ses ordres,et qui, y eût-il été, ne le devait plus reconnaîtredès l’instant qu’il était prisonnier ; aussi ce ca-pitaine fut-il livré à un conseil de guerre et passépar les armes. Le désordre était extrême dansla ville. Des feux étaient allumés pour incendierdivers quartiers ; la compassion l’emporta. Toute-fois le pillage dura quelques heures et fitplus de peur que de mal; il ne s’exerça quesur quelques boutiques d’orfèvrerie ; mais la