a6o MÉMOIRES l)E NAPOLÉON.
craindre qu’ils inquiétassent les côtes de l’Itàlie .Enfin, dans le mois d’octobre, Gentili et lesréfugiés corses débarquèrent en masse dansl’île, la soulevèrent, et en chassèrent les An-glais. Spannocchi, commandant toscan de Li-vourne , était connu pour son extrême partialitépour les Anglais ; quelques inconvenances qu’ilse permit comblèrent la mesure : il fut arrêtéet conduit à Florence , où il fut mis à la dispo-sition du grand-duc. Le consul français Belle-ville eut le maniement des affaires conten-tieuses des marchandises anglaises. Le trésorde l’armée, malgré une nuée de voleurs quiaccoururent de Marseille et de Gènes, enreçut douze millions. Yaubois fut laissé pourcommander la ville avec 2,000 hommes degarnison; le reste des troupes repassa l’Apen-nin et le Pô pour rejoindre l’armée sur l’Adige.
§ VI. '
Le général en chef se rendit de Livourne àFlorence pour répondre à l’invitation du grand-duc. Il y arriva sans aucune escorte et descenditchez le ministre de France , où l’attendait unbataillon des gardes du prince, comme garded’honneur; il fut très-satisfait de l’archiduc, etvisita avec curiosité tout ce qui mérita de fixer