MARCHE SUR LA RIVE DROITE DU DÔ. 2<)I
son aitention dans cette ancienne et importantecapitale. Les troupes françaises traversèrent deuxfois le grand-duché, mais elles passèrent loin deFlorence , observèrent la plus exacte disciplineet ne donnèrent lieu à aucune réclamation. Leministère toscan convenait que les Anglais étaientplus maîtres que lui à Livourne , et se plaignaitde l’arrogance du général anglais .
C’est en dînant chez le grand-duc que Napo-léon reçut la nouvelle de la prise du château deMilan, qui avait capitulé le 29 juin. De grossestours, restes du palais des Visconti, dominaientla campagne; quelques pièces plongeaient surles tranchées, et avaient retardé le cheminementde quelques jours. La garnison, forte de a, 5 oohommes, fut faite prisonnière de guerre; ontrouva dans ce château cent bouches à feu. L’é-quipage de siège fut embarqué immédiatementsur le Pô pour Mantoue , ce qui compléta, avecles pièces tirées du château d’Urbin et de Fer-rare, deux cents bouches à feu bien approvi-sionnées, jugées suffisantes pour le siège de cetteplace. Après le dîner, le grand-duc conduisit sonhôte dans la célèbre galerie de Florence , poury considérer les chefs-d’œuvre des arts;, il ad-mira la Vénus de Médicis. L’anatomiste Fontanalui fit voir de superbes modèles en cire; il encommanda de pareils pour Paris . Manfredini,