Band 
Tome premier.
Seite
280
JPEG-Download
 

MÉMOIRES DE WAPOIvÉOK.

280

§ VII.

Quasdanowich eut nouvelle , dans la nuit, del’issue de la bataille de Lonato ; il avait en-tendu tout le jour le canon : sa position étaittrès embarrassante; sa jonction avec le corpsprincipal de l’armée devenait impossible. Ilcroyait d’ailleurs que les divisions françaises quiavaient manœuvré contre lui le 2 étaient tou-jours à sa suite, ce qui lui faisait paraître l’arméefrançaise immense; il la voyait partout. Wumi-ser avait, de Mantoue , dirigé une partie de sestroupes vers Marcaria, à la poursuite de Serru-rier : il lui fallut perdre du temps pour les fairerevenir sur Castiglione. Le 4 il n’était pas enmesure : il employa toute la journée à rassem-bler ses corps, à réorganiser ce qui avait com-battu à Lonato, et à réapprovisionner son ar-tillerie. Napoléon, sur les deux ou trois heuresaprès-midi, reconnut la ligne de bataille que pre-nait l’armée autrichienne : il la trouva formi-dable; elle présentait encore 20 ou 3o,ooocombattants. Il ordonna de retrancher Casti-glione ; il rectifia la position qu’avait prise Au-gereau, qui était vicieuse, et partit pour Lonato,afin de veiller en personne au mouvement detoutes ses troupes qu’il devenait de la plus haute