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MÉMOIRES DE XAPOT.ÉÜiV.
§ II.
Cependant la campagne s’était ouverte en Ita-lie dès le mois d’avril; les batailles de Monte-notte, de Millesimo , de Mondovi, avaient décidéle roi de Sardaigne à signer la convention deCherasco, et à quitter la coalition. Ces nouvel-les étonnèrent d’autant plus le conseil aulicjue,qu’il avait plus compté sur les talents et la ré-putation du général Beaulieu. II ordonna alorsà l’archiduc de dénoncer l’armistice ét de com-mencer les hostilités sur le lthin, soit pour em-pêcher les Français de renforcer leur armée au-delà des Alpes , soit pour faire dans l'esprit despeuples une diversion qui détournât l’attentiondes désastres d’Italie. En partant de Paris , a lafin de février, Napoléon avait reçu la promesseque, dans le courant d’avril, les armées de Sam-bre-et-Meuse entreraient en campagne; cepen-dant, à. la fin de mai, elles étaient encore dansleurs quartiers d’hiver. Toutes les victoires queremportait l’armée d’Italie , tous les pas en avantqu’elle faisait, rendaientplus urgente et faisaientsentir davantage la nécessité que les arméesfrançaises du Rhin entrassent en action. Sousdivers prétextes, on en éloignait le moment;mais enfin l’imprudence de l’ennemi fit ce que
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