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Tome premier.
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GUERRE DE 1796. 3 I7

le gouvernement français n’avait pas eu la sagessed’ordonner. Moreau, qui était à Paris , n’eut quele temps de se porter à Strasbourg . Toutes lestroupes cantonnées sur la Moselle , la Sarre etla Meuse , se mirent en mouvement, et le pre-mier juin les hostilités recommencèrent. Sur cesentrefaites, les nouvelles de la bataille de Lodi,du passage du Mincio,delabataille de Borghetto,de l’investissement de Mantoue , de l’arrivée duquartier-général de l’armée française à Vérone ,ayant ses avant-postes sur les montagnes duTyrol, firent changer les dispositions de la courde Vienne. Cette armée, disait-on, cheminait àvol d’oiseau, aucun obstacle ne l’arrêtait ; il étaitimportant de réprimer son audace. Wurmserreçut ordre de se porter en Italie avec 3o,ooohommes de l’armée du Haut-Rhin, afin de servirde réserve aux débris de l’armée de Beaulieu,qui se reformait dans le Tyrol, la Carinthie etla Carniole ; de pouvoir marcher au secours deMantoue , avant que cette place n’eût succombé;et de reconquérir les états héréditaires de laLombardie , dont la conservation importait da-vantage que des conquêtes hasardeuses enFrance . L’empereur réunit, sous le commande-ment de l’archiduc, ses deux armées du Rhin ,lui ordonna de ne pas commencer les hostilités,de laisser subsister l’armistice. Mais cet ordre