GUERRE I)E I796. 35 î
Le plan de campagne adopté à Paris futconçu dans un esprit opposé : i° les places nefurent point bloquées, ni assiégées, mais seule-ment observées de loin ; a° deux armées , sousles ordres de deux généraux indépendants l’unde l’autre, entrèrent en Allemagne par deuxlignes d’opérations directement opposées ; ellesmarchèrent au hasard, sans concert, sans com-munications; elles furent repoussées sans avoirété battues en bataille rangée : cela provenaitdes faux principes militaires qui prévalaientalors. On avait observé que dans la campagnede 1794? où les ennemis étaient maîtres desplaces de Condé, Valenciennes, Landrecy et leQuesnoy, les Français avaient échoué dans di-verses attaques directes sur le centre, et avaientréussi lorsqu’ils divisèrent leur armée en arméesdu Nord, et de Sambre-et-Meuse; en dirigeantl’une, celle de Pichegru , sur la droite de l’en-nemi par Menin le long de la mer, et l’autre,celle de Jourdan, sur sa gauche par la Sambre.Le résultat du plan d’opérations avait été la con-quête de ces places et de la Belgique ; l’ennemiavait été rejeté au-delà de la Roer et du Rhin ;peu après les places de Flandre avaient succes-sivement capitulé.
Mais les principes qu’on se fit sur ces obser-vations sont faux. Les siiccèsde cette campagne,