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bien loin de devoir être attribués au plan decampagne, ont au contraire eu lieu malgré lesvices du plan, et par la seule cause de la grandesupériorité des troupes que la république avaitsur cette frontière ; de sorte que, quoique divi-sées en deux armées séparées, chacune des ar-mées de la république était presque aussi forteque l’armée autrichienne; à la bataille de Fleu-ras, le général Clairfaith avait une armée aussiforte que celle de Jourdan, mais celle de Jourdann’était qu’une portion des troupes que la France avait au nord, et Clairfaith avait réuni la plusgrande partie de ses forces. S’il eût donné labataille à fond et qu’il eût été vainqueur, il eûtaprès battu Pichegru , et malgré le grand nom-bre de leurs bataillons , et par l’effet du vicedu plan, les Français eussent été confondus. Siau lieu d’avoir deux armées, Tune sur la droite,l’autre sur la gauche, toute l’armée française sefût trouvée réunie sur la Sambre, sur les champsde Fleuras, en laissant un corps d’observationsur Dunkerque , l’armée de Jourdan, double decelle de Clairfaith, n’aurait éprouvé aucune ré-sistance, aurait débordé comme un torrent surla gauche de l’ennemi, et lui eût coupé sa re-traite du Rhin , elle aurait eu un succès certainet décisif; mais les inconvénients, résultant detels principes militaires, devenaient bien plus