GUERRE DE 1796. 35 g
de vigueur eût obligé le prince Charles à seconcentrer, à rappeler tous ses détachements,ce qui eût éclairci et dissipé cet orage imagi-naire qui a toujours été en augmentant, parceque le général français y a constamment cédé.Les Autrichiens sont très habiles à répandre defaux bruits, à créer une fausse opinion parmiles habitants; ce sont de grands maîtres poursemer l’alarme sur les derrières d’une armée ;mais si vous tirez du fourreau l’épée de Re-naud , l’enchantement se dissipe aussitôt.
8°— 1 ° A la bataille de Wurtzbourg , Jour-dan laissa, mal à propos, le quart de ses forcesà Schweinfurth; la division Lefebvre de plus luieût pu donner la victoire; s’il fût parti decette ville à deux heures du matin le 2 septem-bre , il serait arrivé sur le champ de bataille àdix heures; s’il eût attaqué tête baissée, il au-rait écrasé les vingt bataillons de Hotze et deStarray, se fût emparé de Wurtzbourg , et eûtpu s’y faire joindre par Marceau. L’archiducavait maladroitement disséminé ses forces ; il neput les réunir que fort tard dans la journée du3 ; mais arrivé dès midi, le 2 , Jourdan donnadix-huit heures à l’archiduc pour rallier sonarmée; le 3, à neuf heures du matin, il avait enligne 45,ooo hommes ; 3° Jourdan occupa unchamp de bataille triple de ce qu’il fallait; il se