le prince Charles pour profiter du moment oùil n’était pas en force, le jeter au-delà de lallenchen et de la Murg , empêcher sa jonctionavec Latour ; on se fût maintenu dans le paysde Bade et le Brisgaw. Au lieu de cela, legénéral français resta en position sur Frey-bourg, laissant le prince Charles rallier tousses détachements ; et ce qui est plus extraordi-naire encore, après avoir détaché le tiers de sonarmée sous le général Desaix sur la rive gauchedu Rhin, il persista encore dans la même irré-solution, exposant les deux autres tiers à unedestruction totale. Cette faute fut importante,l’armée rentra en France en désordre et dansl’attitude d’une armée vaincue et forcée, atti-tude qu’elle n’avait pas avant le 20, fière dessuccès de Biberach , et qu’elle n’eut pas eue sielle fut rentrée plus tôt.
7 0 Une circonstance particulière de cettecampagne est que les généraux français , malgréleurs fautes, n’éprouvèrent aucune perte sen-sible , et furent toujours en mesure de tout ré-parer. Moreau, après la bataille de Biberach,était encore maître du destin de la campagne.Il suffisait pour cela qu’il marchât sur Roth-weil, écrasât Pétrasch et Nauendorf, qui, réunis,n’avaient pas i 5 mille hommes, après quoi il fal-lait se porter contre l’archiduc, qui était à l’em-