GUERRE DE 1796. 367
bouchure de la Rench avec moins de 9 millehommes. Le i 5 octobre même, lorsque Moreaufut arrivé dans la vallée du Rhin , il pouvait en-core tout réparer; en remontant rapidement surKehl , il eût chassé l’archiduc de la Rench, eteût empêché sa jonction avec les corps deNauendorf et de Latour ; en communicationavec l’armée de Sambre-et-Meuse, il l’eût infail-liblement décidée à marcher en avant. Enfin, ilpouvait encore tout réparer, même pendant lesiège de ses têtes de pont. S’il eût débouchépar le camp retranché de Kehl avec 5 o millehommes, il eût écrasé l’armée de siège du gé-néral Latour, qui était au plus de 35 millehommes, et eût pu prendre encore ses quar-tiers d’hiver sur le Danube .
4 e Observation. -— i° Les armées françaiseset autrichiennes étaient égales en nombre, maisl’archiduc avait 24mille hommes de cavalerie deplus que son ennemi. Cet avantage eût été dé-cisif chez une autre nation. Mais les Allemandsne savent pas se servir de leur cavalerie ; ilscraignent de la compromettre, ils l’estimentau-delà de ce quelle vaut réellement ; ils la mé-nagent trop. L’artillerie à cheval est le complé-ment de l’arme de la cavalerie. Vingt mille che-vaux et cent vingt bouches à feu d’artillerielégère équivalent à 60 mille hommes d’infan-