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Tome premier.
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368 MEMOIRES DE NAPOLEON ,

terie ayant cent vingt bouches à feu. Dans lespays de grandes plaines, comme en Égypte ,dans les déserts, en Pologne , il serait difficiled’assigner qui finirait par avoir la supériorité :deux mille hommes de cavalerie avec douze piècesd’artillerie légère équivalent donc à 6 millehommes d’infanterie avec six pièces d’artillerie ;en ligne de bataille, ces divisions occupent uneligne de cinq cents toises, douze fantassins, ouquatre chevaux par toise. Un coup de canon quituerait tout ce qui existe sur une toise de soli-dité tuerait donc douze fantassins, ou quatrecavaliers et quatre chevaux. La perte de douzefantassins est bien plus considérable que cellede quatre cavaliers et quatre chevaux, puisquec’est une perte de huit fantassins, plus seule-ment quatre chevaux. L’équipage de quatrecavaliers et de leurs chevaux n équivaut pas àl’équipage de douze fantassins ; ainsi, sous lepoint de vue même des finances, la perte del’infanterie est plus coûteuse que celle de lacavalerie. Si l’archiduc eût commandé une na-tion qui fût dans les habitudes d’employer har-diment la cavalerie, et eût eu des officiers dres-sés à l’encourager et la faire battre, il eût étéimpossible à une armée française de pénétreren Allemagne avec une infériorité de 20 millehommes de cavalerie. On s’en convaincra, si