GUERRE DE F 79G. 3 ^I
dans un pays difficile, ses flancs étaient en l’air;l’archiduc était maître de tout le cours du Da-nube , toute son attaque eût dû être par lagauche; il eût dû prendre une ligne de batailleparallèle au Danube : sa retraite était assuréesur Ulm, le pont de Güntzbourg et celui deDillingen ; s’il eût manœuvré ainsi, il eût ob-tenu un grand succès. Les Français eussentpayé cher la sottise de ne pas appuyer leurdroite au Danube , et de ne pas avoir fait oc-cuper Ulm par Férino.
6° N’ayant pas réussi à la bataille de Neres-heim , l’archiduc renonça à s’opposer à la jonc-tion des armées françaises ; s’il eût voulu l’em-pêcher encore, il eût opéré sa retraite sur laWarnitz et l’Altmülh, se maintenant sur la rivegauche du Danube ; en laissant 3o,ooo hommessous le général Latour, derrière la Warnitz, ileût gagné les cinq, six marches dont il avaitbesoin pour se porter contre Jourdan; au lieude cela, il passa le Danube , la Warnitz etl’Altmülh. Wartensleben, de son côté, manœu-vra pendant tout le mois d’août pour s’éloignerdu Danube et couvrir la Bohême. Bien ne s’op-posait donc plus à la réunion des deux arméesfi’ançaises.
7 0 En passant le Danube et le Lech après labataille de Neresheim , l’archiduc n’eut plus eu
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