3^2 MÉMOIRES DE NAPOEIÎOIV.
vue, quoi que l’on en ait dit, que de couvrir laBavière ; sa position était délicate : l’armée deRhin-et-Moselle était de 60,000 hommes, cellede Sambre-et-Meuse de 5 o,ooo ; c’était donciï 1,000 hommes qu’il pouvait considérer déjàcomme réunis devant Ratisbonne , à cheval surle Danube ; il n’avait à leur opposer que 90,000hommes. La bataille de Neresheim avait empirésa position; elle avait été avantageuse aux Fran-çais . Il fut rassuré lorsqu’il sut qùe Moreau ,qui était resté plusieurs jours inactif, montraitla plus grande hésitation, se portait sur Do-nawerth, rétrogradait sur Aiscliett, 11’envoyaitpas même des coureurs sur l’Altmülh ; qu’enfinles généraux français manœuvraient comme s’ilseussent réciproquement ignoré qu’il existaitune autre armée française en Allemagne ; queles 4°° hussards hongrois qui observaientl’Altmülh y étaient toujours, et envoyaient despartis jusqu’aux portes de Nuremberg et sur laWarnitz. C’est alors qu’il conçut l’idée de sonbeau mouvement, passa, le 17 août, le Danube avec 28,000 hommes, et se porta contre l’ar-mée de Sambre-et-Meuse. On rapporte que lors-qu’il en parla au général Latour, qu’il laissaitavec 3 o,ooo hommes sur le Lech, ce général,effrayé des dangers qu’allait courir ce faiblecorps, lui fit quelques observations : «Comment