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Tome premier.
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GUERRE DE 1796.

« lui serait-il possible de faire tète à une armée« française victorieuse et double de la sienne ? »A quoi le prince répondit : a Qu’importe que«Moreau arrive sous Vienne, si pendant ce« temps je bats l’armée de Jourdan ? » Il avaitraison, mais il eût dû rassurer ce général en lepostant en avant de Ratisbonne , avec ordre dese placer sur la rive gauche du Danube ; par cemoyen Moreau n’eût rien pu tenter sur la rivegauche.

8° L’archiduc n’attaqua Bernadotte à Neu-march que le 22 août, c’est-à-dire cinq joursaprès avoir passé le Danube ; il l’attaqua mol-lement et ne lui fit aucun mal ; c’était malexécuter une belle pensée; Bernadotte auraitdû être cerné, attaqué vingt-quatre heuresaprès le passage du Danube avec une telle im-pétuosité et supériorité de forces, que sa ruinetotale en. eût été le résultat.

9 0 II se porta sur Amberg le 24 août, maisavec peu. de troupes ; il employa la plusgrande partie de ses 28,000 hommes à des.objetssecondaires; il n’eût dû envoyer que quelquesescadrons à la suite de Bernadotte , et tombersur les derrières de Jourdan avec tout son corps,l’attaquant tête baissée; il eût décidé de la cam-pagne sur les bords de la Naab.

io° Lorsque, le 20 septembre, Jourdan dis-