Band 
Tome premier.
Seite
377
JPEG-Download
 

GUERRE DE 179^- ^77

les privations ne prouvaient que davantage lanécessité de confondre l’ennemi par un coupde tonnerre et une bataille décisive où toutesles chances étaient en faveur des Français ; il yavait plus d’espace qu’il n’en fallait pour qu’unearmée de 5o,ooo hommes pût se déployer dansles îles et dans le terrain compris entre le bon-net de prêtre et la Kintzig. De leur côté, les of-ficiers autrichiens, qui ont voulu justifier l’im-prudence et lmconsidération de ces sièges dela part du prince Charles, on dit qu’il était in-struit de l’esprit de découragement qui existaitdans l’armée française, de l’étonnement quel’issue de la campagne avait produit sur leschefs, et que c’est surtout sur leur irrésolutionqu’il avait compté pour mener à bien une en-treprise aussi dangereuse, qu’il croyait néces-saire au succès de la campagne qu’il méditaitpour l’Italie . D’autres ont dit que ces siègesavaient été entrepris par des ordres de Vienneet contre son avis. Cela est possible.