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ries sur batteries; cheminer par des lignes decontre-attaque appuyées par les positions de larive gauche et par les îles ; et alors même cessièges devaient tourner à la confusion de l’en-nemi, entraîner la ruine de ses équipages et deses troupes, et l’obliger par lassitude à entrerdans ses quartiers d’hiver.
Ces deux sièges ne font pas honneur à laprudence du prince Charles , mais sont extrê-mement glorieux et témoignent de la bravoureet du bon esprit de son armée ; ils seront tou-jours considérés par les militaires comme desfaits peu honorables aux armées françaises . Lapossession des deux têtes de pont était en effettrès importante pour la France; le Rhin est ungrand obstacle; elle obligeait l’ennemi à aban-donner toute la vallée du Rhin , jusqu’aux mon-tagnes Noires, à l’armée française , ce qui eûtété à la fois avantageux sous les points de vuemilitaire et de finances ; les alarmes de l’Alle-magne n’eussent pas permis aux Autrichiens deporter tant de troupes en Italie . Les officiersfrançais ont dit, pour leur excuse, que le gou-vernement les laissait dans le plus grand dé-nûment, que la solde n’était pas payée; qu’ilsétaient mal nourris; que le génie et l’artillerien’avaient aucun fonds pour pourvoir à leurs be-soins. Mais ces raisons n’ont point été goûtées;