jot) HISTOIRE UE l’armée d’iTALIE .stades impatientaient le courage, se jeta dansle canal, et sans considérer le danger extrêmequ’il y avait de passer sous le feu terribleque faisait l’ennemi , il atteignit à la riveopposée; il fut suivi de quelques grenadiers,d’un grand nombre d’officiers, et d’un tambournommé Pierrot, qui passa la caisse sur la tête,et battit la charge aussitôt qu’il eut atteint l’autrerive. L’adjudant-général passa aussi; mais latroupe, à qui on avait fait espérer un passagefacile, fut étonnée de la grandeur du danger, etrecula ; les braves déjà établis sur le bordennemi furent obligés de courir le même dan-ger pour revenir. Bosse, officier du troisièmebataillon, fut blessé de l’autre côté, et se seraitinfailliblement noyé, si, aidé de son ami, il nese fût servi d’une petite nacelle que le hasardfit trouver à portée.
Cependant le feu avait cessé, et l’ennemi,craignant quelques tentatives de notre part à lafaveur des ténèbres, s’éloigna du canal; un pontde bateaux fut établi, et avant le jour nouseûmes pris position de l’autre côté.
Bientôt après, les Autrichiens, dirigeant unebatterie de trois pièces sur le pont qu’ils décou-vraient par l'embouchure du canal, parvinrentà le fracasser et à donner de l’inquiétude à nostroupes ; pendant ce temps ils gagnaient du