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terrain sur la chaussée de droite et de gauche,et nous repoussant sur ces deux points , ilstombèrent tout à coup sur nos deux bataillons,y mirent un grand désordre , leur firent passerle pont en partie, et s’en seraient bientôt em-parés , si le premier bataillon, arrivant à l’in-stant au pas de charge, n’eût fait changer laface du combat ; ils furent culbutés et mis enpleine déroute.
Leur artillerie d’Albaredo venait de se taire,et leurs tirailleurs cessaient de nous inquiéter :nous conjecturâmes qu’ils l’évacuaient; en effetune partie des nôtres s’y rendit et n’eut que letemps de faire quelques prisonniers.
Toutes les forces, de part et d’autre, étaientamoncelées sur les deux digues du canal, depuisArcole jusqu’à l’Adige . Le combat y était opi-niâtre étranglant. Pendant l’action, les diffé-rents corps de la division s’étant mêlés, et leterrain ne permettant pas de s’étendre, les plusbraves étaient les seuls qui se portaient enavant, et qui, par leur audace et leurs efforts,débusquant l’ennemi, poussèrent jusque dansArcole ; il semblait vouloir encore s’y établir,il persista quelque temps ; mais pressé de touscôtés, il se détermina enfin à la retraite. Onle poursuivit vivement jusqu’à la nuit ; 600hommes , qu’il avait laissés dans un. ehâ-