CAMPAGNES DE 1796 ET T 7 Q 7 EN ITALIE . 3
vais, est de sa nature dangereux, parce qu’il n’a-pas assez de profondeur.
2 0 Si le général Beaulieu eût réfléchi sur cescirconstances topographiques, il n’aurait pasmarché sur Voltri pour couvrir Gênes ; il se fûtporté sur Acqui et sur Cairo; de là il eût dé-bouché en \nème temps en trois fortes colonnesde 1 5,ooo hommes : celle de gauche, par Mon-tenotte, Montelegino et Savone ; celle du cen-tre, sur Gadibone et Yado ; et celle de droite, surla Madona delle Neve, Saint-Jacques et Finale.Il aurait eu une réserve à portée de secourir cestrois attaques. L’armée française se fût bientôtrepliée de Voltri et de Gènes , pour défendre cestrois importantes positions. Le général autrichienaurait engagé la guerre sur un terrain tout-à-faità son avantage, puisqu’il pouvait, dès le premierjour, couper l’armée française, l’acculer à lamer, et la ruiner.
3° Après la bataille de Montenotte, les Autri-chiens se rallièrent sur la route du Montferrat;ils ne pouvaient pas faire autrement, puisquela majorité de leurs forces était sur Voltri , Sas-sello, et encore éparpillée sur leur gauche. Maisl’armée piémontaise, sous les ordres du généraiColli, au lieu de se porter sur Millesimo , eût dûappuyer sur Dego et former la gauche de Beau-lieu. C’était une erreur de supposer que, pour
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