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Tome quatrième.
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CAMPAGNES DE I796 ET I797 EN ITA 1 IE. J

donner la bataille de Stockach ; il cherche ainsiîi se justifier de la mauvaise issue de cette af-faire; mais cette justification ne pourrait pasêtre admise, quand même il en aurait reçul’ordre positif et formel, comme nous l’avonsprouvé. Lorsqu’il s’est décidé à donner la ba-taille, il a cru avoir les chances favorables dela gagner, il s’est trompé.

Mais ne pourrait-il pas arriver qu’un ministreou qu’un prince expliquât ses intentions assezclairement pour qu’aucune clause ne pût êtresous-entendue ? qu’il dît à un général en chef :Livrez bataille. IJennemi , par le nombre , la bontéde ses troupes , et les positions qu'il occupe , vousbattra; n’importe , c’est ma volonté. Un pareilordre devrait-il être exécuté passivement? Non.Si le général comprenait l’utilité et dès-lors lamoralité d’un ordre aussi étrange, il le devraitexécuter ; mais s’il ne les comprenait pas, il nedevrait pas y obéir.

Quelque chose de semblable cependant ar-rive souvent à la guerre : un bataillon est laissédans une position difficile pour sauver l’armée ;mais le commandant de ce bataillon en reçoitl’ordre positif de son chef, qui est présent aumoment où il le donne, qui répond à toutesles objections, s’il y en a de raisonnables àfaire; c’est un ordre militaire donné par un