44 MÉMOIRES de napoléon.
au besoin sa retraite sur la Ponteba et les hau-teurs de Tarwis.
3° Après la journée du Tagîiaraento, il n’eûtpas dû diriger sa retraite par les gorges deCividale et de llsonzo, sur Tarwis, puisquedéjà IVÏassena en était maître, ce qui entraînala perte de toutes les troupes qu’il engagea danscette fausse direction, et ruina son armée.
4° La place de Gradisca n était pas tenable,aussitôt que l’Isonzo était passé : les bataillonsqu’il avait mis dans cette place ont donc étésacrifiés sans raison; ils ne retardèrent pas lamarche de l’armée française d’un seul moment.
5° Puisque l’archiduc avait un grand intérêt,en avril, à gagner trois ou quatre jours pourdonner le temps à Kerpen et à Spork de lejoindre; que déjà il était à Murau , à une jour-née de Sclieifling, il devait profiter du moyenque lui offrait le général français de gagnerce temps, en lui proposant la paix. Il eût dûrépondre par une adhésion sincère de sa part,par la promesse d’y employer son influence etla demande d’un armistice pour se rendre àVienne, en parler lui-même à l’empereur; l’ar-mistice eût été signé; mais il fit une réponselouche, froide; et vingt-quatre heures après ilse ravisa pour demander une suspension d’ar-mes ; il n’était plus temps : son but était tropévident.