MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
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en chef, au moment où celui-ci marchait surTrente , une instruction fort détaillée qui lefrappa vivement ; elle est curieuse et doit setrouver dans ses papiers ; tout ce qui arriva surl’Adige était prévu. Lorsqu’il se vit menacé, Kil-maine rappela la garnison de Legnago, et or-donna au général Sahuguet, qui commandait leblocus de Mantoue , de la remplacer. Mezarosdemanda alors des renforts à Wurmser, et sur-tout un équipage de pont ; au lieu de cela, ilreçut l’ordre de rétrograder en toute hâte surBassano ; il se rencontra à Yicence avec Wurm-ser même, qui venait d’être chassé de Bassano.
5 ° Suivi par la division Masséna, qui marchaitdirectement de Bassano sur Yicence, et par celled’Augereau, qui était arrivée à Padoue , il setrouvait ainsi acculé à l’Adige ; il n’avait pas d’é-quipages de pont, il les avait perdus à Bassano ;il ne lui restait, de cette armée de 70,000 hom-mes, que 16,000 hommes fort découragés, si cen’est 6,000 hommes de cavalerie en bon état,qui n’avaient pas souffert et qui étaient pleinsde vigueur. Sa situation paraissait désespérée,lorsque trois escadrons de cavalerie s’emparè-rent du bac d’Albaredo, passèrent sur la rivedroite de l’Adige ; ils coupèrent les communica-tions île Legnago avec le blocus de Mantoue ,sabrèrent quelques hommes isolés qui portèrent