mémoires de napoléon.
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quatre heures du matin la nouvelle que Davi-dowieh n’avait point bougé la veille, alors il re-passa le pont et prit Arcole. A la fin de la se-conde journée il fit les mêmes raisonnements; ilavait obtenu des avantages réels, mais pasassez dé-cisifs encore pour pouvoir se hasarder à débou-cher en plaine ; il se pouvait toujours que Da-vidowich eût marché sur Vaubois, il fallait êtreen mesure de couvrir le blocus de Mantoue . Cesraisons très délicates tiennent à des calculsd’heures, et il faut bien connaître l’échiquierde Vérone, de Villeneuve, de Ronco, de Man-toue , de Castel-Novo et de Rivoli, pour les con-cevoir j
5° On demande pourquoi l’armée françaisene jeta point dans la première journée un pontà l’embouchure de l’Alpon, afin de déboucheren plaine ; pourquoi, du moins, elle ne le fit pasla seconde journée. Parce qu’elle avait éprouvédes revers depuis huit jours; parce qu’elle necomptait que i3,ooo combattants; parce qu’en-fin ce ne fut que le troisième jour, par des suc-cès obtenus successivement, que l’équilibre futun peu rétabli entre les deux armées. L’état deschoses était tel que si, avant d’ordonner lesmouvements du troisième jour, Napoléon eûtconvoqué un conseil des généraux, pour discu-ter s’il devait marcher sur Vérone par la rive