MÉMOIRES DE NA.POLÉOJV.
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Suite de la lettre de Kléber.
pareille pour une grande nation, à laquelle ona ravi la plus belle partie de son empire, et àqui la religion, l’honneur et l’intérêt prescri-vent également de se venger, et de reconquérirce que l’on avait pu lui enlever? Aussi cettevictoire n’a-t-elle pas retardé d’un instant, niles préparatifs, ni la marche du grand-visir.
P. Dans cet état de choses,que puis-je, quedois-je faire? Je pense, citoyens directeurs, quec’est de continuer les négociations entamées parBonaparte ; quand elles ne donneraient d’autresrésultats que celui de gagner du temps, j’auraisdéjà lieu d’être satisfait. Vous trouverez ci-jointe la lettre que j’écris en conséquence augrand-visir, en lui envoyant duplicata de cellede Bonaparte ; si ce ministre répond à cesavances, je lui proposerai la restitution del’Égypte , aux conditions suivantes :
Le Grand-Seigneur y établira un pacha commepar le passé: on lui abandonnera le myri, que laPorte a toujours perçu de droit, et jamais de fait.
Le commerce sera ouvert réciproquemententre l’Égypte et la Syrie ;
Les Français demeureraient dans le pays,occuperaient les places et les forts, et perce-vraient tous les autres droits, avec ceux des