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MEMOIRES DE NAPOLEON.
Suite de la lettre de Kléber.
douanes, jusqua ce que le gouvernement eûtfait la paix avec l’Angleterre.
Si ces conditions préliminaires et sommairesétaient acceptées, je croirais avoir fait plus pourla patrie qu’en obtenant la plus éclatante vic-toire ; mais je doute que l’on veuille prêterl’oreille à ces dispositions : si l’orgueil des Turcsne s’y opposait pas, j’aurais à combattre l’in-fluence des Anglais ; dans tous les cas, je meguiderai d’après les circonstances.
Q. Je connais toute l’importance de la pos-session de l’Égypte ; je disais en Europe qu’elleétait pour la France le point d’appui par lequelelle pouvait remuer le système du commercedes quatre parties du monde ; mais, pour cela,il faut un puissant levier; ce levier, c’est lamarine : la nôtre a existé ; depuis lors tout estchangé ; et la paix avec la Porte peut seule,ce me semble, nous offrir une voie honorablepour nous tirer d’une entreprise qui ne peutplus atteindre l’objet qu’on avait pu se pro-poser.
Je n’entrerai point, citoyens directeurs, dansle détail de toutes les combinaisons diploma-tiques que la situation actuelle de l’Europe peutoffrir; ils ne sont point de mon ressort.