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Tome quatrième.
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mjîmoihes de NAPOEÉON.

J 90

Suite des observations de Napoléon,il fallait la prendre et la conduire dans la Ta-mise .

Par un second bonheur, le colonel Latour-Maubourg, parti de France à la fin de janvier,avec la nouvelle de l’arrivée de Napoléon enFrance , celle du 18 brumaire, la constitutionde l’an VIII, et la lettre du ministre de la guerredu la janvier, en réponse à celle de Kléberci-dessus, arriva au Caire le 4 mai, dix joursavant le terme fixé pour la remise de cettecapitale au grand-visir. Kléber comprit qu’ilfallait vaincre ou mourir: il n’eut qu’à marcher.

Ce ramassis de canaille qui se disait l’arméedu grand-visir, fut rejeté au-delà du désert,sans faire aucune résistance. L’armée française n’eut pas 100 hommes tués ou blessés. Elle entua 1 5 ,ooo; elle prit aux Turcs leurs tentes,leurs bagages et leur équipage de campagne.

Kléber changea alors entièrement ; il s’ap-pliqua sérieusement à améliorer le sort de l’ar-mée et du pays; mais, le i4 juin 1800, il péritsous le poignard d’un misérable fanatique.

S’il eût vécu lorsque, la campagne suivante,l’armée anglaise débarqua à Aboukir , elle eûtété perdue : peu d’Anglais se fussent rembar-qués, et l’Égypte eût été à la France .