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Tome quatrième.
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192 MÉMOIRES DE NAPOLÉON .

Napoléon avait porté, en 1796 et 1797, enItalie , une attention particulière aux affaires dereligion : ces connaissances étaient nécessairesau conquérant et au législateur des républiquestranspadane, cispadane , etc. En 1798 et 1799,il dut étudier le Coran ; il fallait qu’il connûtles principes de l’islamisme, le gouvernement,les opinions des quatre sectes et leurs rapportsavec Constantinople et la Mecque ; il fallait bienqu’il se fût rendu habile dans la connaissancede l’une et l’autre religion, car cela contribuaà lui captiver l’affection du clergé en Italie , etdes ulémas en Egypte .

Il ne s’est jamais repenti d’avoir fait le con-cordat de 1801, et les propos qu’on lui prête ,à cette occasion, sont faux : il n’a jamais ditque le concordat fût la plus grande faute de sonrégné. Les discussions qu’il a eues depuis avecRome, proviennent de l’abus que faisait cettecour du mélange du spirituel et du temporel.Cela peut lui avoir occasioné quelques mo-ments d’impatience; c’était le lion qui se sentaitpiqué par des mouches : mais ils n’ont jamaisaltéré ses dispositions, ni pour les principes desa religion, ni pour ce grand oeuvre qui a eudes résultats si importants ; « il n’a jamais dit :

« que les malheurs qui lui arrivaient, prove-« liaient de ce qu’il avait blessé les idées libé-