avec les fidèles, pourvu qu’il promît, ainsi queles cardinaux, de ne rien faire en France decontraire aux quatre propositions de Bossuet ;et en Italie , aux usages et prérogatives de l’é-glise de Venise : mais cela parut prématuré etplus convenablement placé en i8i3, lors desdiscussions qui précéderaient l’établissementdu pape au palais archiépiscopal de Paris .
Ainsi Napoléon avait établi la puissance spi-rituelle du pape en France ; il n’avait vouluprofiter des circonstances, ni pour créer unpatriarche , ni pour altérer la croyance de sespeuples ; il respectait les choses spirituelles etles voulait dominer sans y toucher, sans s’enmêler ; il les voulait faire cadrer à ses vues , àsa politique , mais par l’influence des chosestemporelles ; il y eut à Rome des personnesavisées qui le pressentirent et dirent en italien :« C’est sa manière de faire la guerre ; n’osant« l’attaquer de front, il tourne l’Eglise, comme« il a tourné les Alpes en 1796, Mêlas en 1800. »Pour exécuter ce vaste plan approprié au siè-cle , il avait mis sa confiance dans levêque deNantes ; elle était entière dans la théologie dece savant prélat ; il était résolu à ne jamais per-dre de vue dans sa marche ce flambeau. Toutesles fois, que l’évêque de Nantes lui disait : « Colaattaque la foi des catholiques et l’Église, » ils’ar-