Band 
Tome quatrième.
Seite
241
JPEG-Download
 

NOTES ET MÉLANGES.

^4 t

slatait que la cour de Rome ne nommait pas lesevêques, mot a proprio. Le pape comprit parfai-tement le piège. Cela n’avait pour but que defaire descendre le saint-siège en le faisant cor-respondre avec un ministre, comme les autresévêques; il se refusa d’adopter cet expédient quiempirait sa position ; il fit fort bien : dans l’étatde splendeur où était le trône impérial, le papene pouvait faire rejaillir rien sur lui, tandis quel’étiquette du palais impérial, les communica-tions directes avec le souverain , distinguaientl’évêque de Rome , et maintenaient sa splendeuret son rang.

Cette proposition eut ce bon effet, qu’ellefit sentir à la cour de Rome combien les tempsétaient changés. L’empereur avait fait offrir delever cette difficulté en rétablissant la pragma-tique : que lui renoncerait à nommer aux évê-chés , pourvu que l’institution canonique fûtdonnée par le synode mélrdpolitain. Mais cen’était pas à la cour de Rome qu’il fallait ap-prendre que la couronne 11’aurait perdu aucunede ses prérogatives, puisque les chapitres quiavaient tant besoin du gouvernement lui eus-sent eux-mêmes accordé la nomination, tandisque le saint-siège eût réellement perdu touteintervention dans l’église de France .

16

iv.