NOTES ET MÉLANGES. 2 99
J 7^9> quatre ans avant le commencement de laguerre. Il quitta alors le régiment de La l'ère,n° 1 , et entra dans celui de Grenoble , n° 4-
IV e NOTE.
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« Je ne m’occupais que d’examiner la position de l’ennemi et Ja nôtre*« Je comparai ses moyens moraux et les nôtres. Je vis que nous les avions• tous, et qu’il n’en avait point. Son expédition était un misérable coup« de tete (Toulon ), dont il devait prévoir d’avance la catastrophe ; et l’on«est bien faible quand on prévoit d’avance sa déroute. »
La prise de Toulon n’était pas un misérablecoup de tête : prendre 3 o vaisseaux de guerre,le second arsenal de la république, et tous sesmagasins bien approvisionnés, la place la plusforte de toute la province, cela ne peut pas secaractériser un misérable coup de tête.
A la fin d’août 1793, lorsque les coalisés en-trèrent à Toulon, Lyon avait arboré le drapeaublanc ; la guerre civile était mal éteinte en Lan-guedoc et en Provence . L’armée espagnole vic-torieuse avait passé les Pyrénées , et inondait leRoussillon; l’armée piémontaise avait franchiles Alpes : elle était aux portes de Chambéry etd’Antibes . Les coalisés ne sentirent pas assezl’importance dé la conquête qu’ils venaient defaire. Si 6,000 Sardes, 12,000 Napolitains, 6,000Espagnols et 6,000 Anglais se fussent réunis