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Tome quatrième.
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NOTES ET MÉLANGES. 3°7

ou de les soumettre aux tributs ; il n’admetpas l’obéissance et la soumission à une puis-sance infidèle ; en cela il est contraire à l’es-prit de notre religion : Rendez à César ce quiappartient à César , a dit Jésus-Christ ; mon em-pire 11 est pas de ce monde , obéissez aux puis-sances. Dans les X e , XI e et XII e siècles , leschrétiens régnèrent en Syrie , mais la religionétait l’objet de la guerre , c’était une guerred’extermination ; l’Europe y perdit des millionsd’hommes. Si un tel esprit eût animé les Egyp-tiens en 1798 , ce n’est pas avec a 5 à 3 o,oooFrançais , que n’exaltait aucun fanatisme, et déjàdégoûtés du pays , que l’on eût pu soutenirune pareille lutte. Maître d’Alexandrie et du

Caire , victorieux des Mamelouclts aux Pyramides,la question de la conquête n’était pas décidée,si l’on ne? parvenait à se concilier les imans ,les muphtis, les ulémas et tous les ministres dela religion musulmane . L’armée française de-puis la révolution , n’exerçait aucun culte ; enItalie même elle n’allait jamais à l’église : ontira parti de cette circonstance : on présental’armée aux musulmans comme une armée decatéchumènes , disposés à embrasser le maho-métisme. Les chrétiens, cophtes , grecs, latins,syriens, étaient assez nombreux : ils voulaientprofiter de la présence de l’armée française

ao.