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avait ordonnés, occupaient des milliers de bras;on travaillait à joindre, par un canal, la Vilaineet la Rence, ce qui permettait aux caboteursfrançais de se rendre des côtes du Poitou surcelles de Normandie , sans doubler le cap d’Oues-sant; une nouvelle ville s’élevait au milieu dudépartement de la Vendée , et huit nouvellesgrandes routes allaient traverser l’Ouest; enfin,des sommes considérables étaient en forme deprimes, distribuées aux Vendéens pour rétablirleurs maisons, leurs églises, leurs presbytères,brûlés ou détruits par les ordres du comité dusalut public.
Le cabinet de St.-James avait été souvent in-duit en erreur par les royalistes qui, trompéspar leurs propres illusions, l’avaient engagé dansdes expéditions fâcheuses ; mais il concevait unegrande idée de la puissance et des moyens desjacobins : il se persuada qu’un grand nombred’entre eux étaient mécontents; qu’ils étaientdisposés à réunir leurs efforts à ceux des roya-listes , et seraient secondés par des généraux ja-loux. Il crut qu’en coordonnant ces efforts despartis opposés, mais réunis par une passion com-mune, on formerait une faction assez puissantepour opérer une efficace diversion.
Depuis quatre ans, le premier consul avaitréuni tous les partis qui divisaient la France ; la
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