3^4 MEMOIRES DE NAU'OEÉOW.
nibal en passant les Alpes , César en débarquanten Epire ou en Afrique,regardaient en arrière!Londres n’est située qu’à peu de marches deCalais ; et l’armée anglaise, disséminée pour ladéfense des côtes, ne se fût pas réunie à tempspour couvrir cette capitale, une fois la descenteopérée : sans doute que cette expédition nepouvait pas être faite avec un corps d’armée,mais elle était certaine avec 160,000 hommes,qui se fussent présentés devant Londres cinqjours après leur débarquement. Les flottillesn’étaient que le moyen de débarquer ces 160,000hommes en peu d’heures, et de s’emparer detous les bas-fonds. C’est sous la protection d’uneescadre réunie à la Martinique , et venant de làà toutes voiles sur Boulogne, que devait s’opé-rer le passage; si la combinaison de cette réu-nion de l’escadre ne réussissait pas une année Telle réussirait uneautrefois. Cinquante vaisseauxpartant de Toulon , de Brest , de Rochefort, deLorient , de Cadix , réunis à la Martinique , ar-riveraient devant Boulogne, et assureraient ledébarquement en Angleterre, dans le tempsque les escadres anglaises seraient à courir lesmers pour couvrir les deux Indes.