Band 
Tome quatrième.
Seite
329
JPEG-Download
 

NOTES ET MÉLANGES.

3^9

sans privilèges féodaux, ni exemption de contri-butions et de charges publiques; ils seraient au-jourd’hui un autre peuple.

Ferdinand avait dit souvent qu’il préféraitrester à Valencey que de régner en Espagne avec les cortès; cependant lorsqu’en i8i 3 Na-poléon lui fit proposer de remonter sur sontrône, il n’hésita pas. Le comte de Laforest luifut envoyé pour cette négociation. Le traité futbientôt rédigé : aucune condition n’était imposéeà Ferdinand; car on n’appellera pas conditionl’engagement qu’il prit de maintenir les ventesdes domaines nationaux faites pendant son ab-sence, et de ne rechercher aucune des personnesqui avaient exercé des emplois. Ferdinand alorsmanifesta hautement la résolution de prendreen Espagne les choses comme il les trouverait,et de régner en roi constitutionnel. Sitôt que letraité fut conclu, il proposa de nouveau de con-tracter, par un mariage, une alliance plus étroiteavec Napoléon. Cette demande ne fut ni rejetéeni acceptée. On répondit que le moment n’étaitpas venu d’y souscrire, et que, lorsqueFerdinandserait rassis sur son trône, s’il renouvelait sademande de Madrid , elle serait alors accueilliecomme elle devait l’être.

Le traité de Valencey avait été négocié avecle plus grand secret. Il importait que les An-