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Tome quatrième.
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348 MEMOIRES DE JVAl'Ol.ÉON.

Des négociations ouvertes furent entaméesavec la Russie . Il en avait déjà été dit quelquesmots par l’empereur Alexandre à Erfurt .

Une lettre du comte de Narbonne au mi-nistre de la police Fouché annonça que quel-ques insinuations lui avaient été faites, à sonpassage à Vienne, sur le choix de Napoléon ,et qu’il avait pu en conclure qu’une allianceavec une archiduchesse pourrait entrer dansles vues de l’Autriche. Napoléon ne pouvaitfaire aucune démarche directe avant de con-naître les dispositions de l’empereur Alexandre,il fit sonder le prince de Schwartzemberg, am-bassadeur d’Autriche à Paris , et cette négocia-tion particulière fut conduite de manière à ceque l’ambassadeur se trouvât engagé sans queNapoléon le fût, dans le cas où le mariageavec la sœur de l’empereur Alexandre éprou-verait des difficultés. Ces difficultés se manifes-tèrent en effet ; il y eut à ce sujet des dissen-timentsd’opinion dans la famille impériale russe.Cependant il paraît que l’empereur Alexandren’hésitait pas; mais on exigeait que la princessequi deviendrait éppuse de Napoléon, eût unechapelle russe dans l’intérieur du palais desTuileries , avec ses popes, son clergé, et lelibre exercice de sa religion. Des négociationsavaient été faites à ce sujet; on attendait les