3yO MÉMOIRES DE NAPOLÉON.
darmeric qui avait été démontée : le prix enfut payé comptant aux gendarmes qui, danshuit jours , se remontèrent en achetant deschevaux de leur choix. On avait le projet deprendre de nouveau la moitié de ces chevauxdans le courant de juillet. Des marchés avaientété passés pour 14,ooo autres ; enfin on avait,au premier juin , 4h,ooo chevaux de cavalerieet 18,000 d’artillerie.
Tous les services ne pouvaient se faire qu’ar-gent comptant; la plupart des fournisseurs etentrepreneurs voulaient même des avances; ce-pendant la dette publique et les pensions étaientservies avec la plus grande exactitude : toutesles dépenses de l’intérieur, loin d’être diminuées,étaient augmentées; le grand système des tra-vaux publics avait repris dans toute la France .Le trésor négocia quatre millions de rentes dela caisse d’amortissement à 5 o p. 0/0, qu’il rem-plaça en crédit de bois nationaux : cela lui pro-duisit, net de tous comptes, quarante millions ar-gent comptant, qui rentrèrent avec une incroya-ble rapidité.
Au i er octobre, la France aurait eu un étatmilitaire de huit à neuf cent mille hommes com-plètement organisés, armés et habillés. Le pro-blème de son indépendance consistait désormaisà pouvoir éloigner les hostilités jusqu’au i er oc-