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Tome quatrième.
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374 MÉMOIRES UE NAPOLÉON,

la nation ; qu’elle est le centre de l’opinion, ledépôt de tout, et que c’est la plus grande descontradictions que de laisser un point aussi i®'portant sans défense immédiate. Aux époquesde malheurs et de grandes calamités, les étatsmanquent souvent de soldats, mais jamaisd’hommes pour leur défense intérieure. 5o,ooogardes nationaux, 2 à 3,000 canonniers défen-dront une capitale fortifiée contre une arméede 3oo,ooo hommes. Ces 5o,ooo hommes enrase campagne, s’ils ne sont pas des soldats faitset commandés par des officiers expérimentés,seront mis en désordre par une charge de quel-ques milliers de chevaux. Paris avait du dix oudouze fois son salut à ses murailles : si, en 18 1 4»elle eût été une place forte, capable de résisterseulement huit jours, quelle influence cela n’au-rait-il pas eu sur les événements du monde? Si,eu i8o5, Vienne eût été fortifiée, la batailled’Ulm n’eût pas décidé de la guerre; si, en1806, Berlin avait été fortifiée, l’armée battueà Iéna s’y fût ralliée et l’armée russe l’y eût re-jointe; si, en 1808, Madrid avait été fortifiée ,l’année française, après les victoires d’Espinosa,de Tudela , de Burgos et de Somo-Sierra, 11’eûtpas marché sur cette capitale , en laissant, der-rière Salamanque et Valladolid , l’armée anglaiseet l’armée espagnole.