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Tome quatrième.
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HOTES ET MÉLANGES. 377

bon que sur celles d'Alsace, des Vosges , desArdennes ou des Alpes , cela eût été sans incon-vénients ; mais les esprits étaient divisés enFlandre , il était impossible d’abandonner lesplaces fortes aux gardes nationales locales; ilfallait un mois pour lever et y faire arriver desdépartements voisins des bataillons d elite degarde nationale pour remplacer les troupes deligne; enfin, le duc d’Angoulême marchait surLyon, les Marseillais sur Grenoble . La premièrenouvelle du commencement des hostilités leureût donné des chances de succès; il était essen-tiel, avant tout, que le pavillon tricolore flot-tât sur tous les points de l’empire.

Dans le courant de mai, lorsque la France futralliée, mais qu’il n’était plus possible de con-server l’espoir de la paix, Napoléon médita surle plan de campagne qu’il avait à suivre. Il s’enprésentait plusieurs : le premier, de rester surla défensive, laissant les alliés prendre sur euxtout l’odieux de l’agression, et s’engager dansnos places fortes , pénétrer sous Paris et Lyon ,et là, commencer, sur ces deux bases, uneguerre vive et décisive. Ce projet avait bien desavantages : i° les alliés ne pouvaient être prêtsà entrer en campagne que le 15 juillet, ils n’ar-riveraient devant Paris et Lyon que lé i5 août;les i CI , 2 % 3 e , 4 e , 5 e , 6 e corps, les quatre corps