3ç)2 HISTOIRE DE l’aRMÉE ü’iTAUE.
faire aucun mouvement. Tout fut calme jusqu’au11 thermidor que les Autrichiens vinrent ànous,
La colonne qui se dirigea sur Salo , en pas-sant par le val de Sabio, était d’environ 18,000hommes. Le général Sauret, qui commandaitdans cette partie, n’en avait pas 3 ,000 à lui op*poser. Il fut instruit, pendant la nuit du ro au11 , des tentatives de l’ennemi; la demi-brigadese mit aussitôt sous les armes. Les patrouillescependant 11e rapportaient rien ; ce ne fut quele matiii que le chef de brigade Dessaix, au re-tour de sa découverte, vint annoncer l’appro-che des impériaux. Ils parurent, le feu s’enga-gea aussitôt et devint des plus violents. Il sesoutint plusieurs heures, mais enfin le nombrel’emporta, nous fûmes obligés d’abandonnerle poste de la Coronna ; nous descendîmessur Salo, les Autrichiens y furent aussitôt quenous; il fallut s’ouvrir passage. L’entrepriseréussit, et nous allâmes prendre position aucamp des Piémontais. Les troupes ennemies ten-tèrent de s’en emparer, mais il fut défendu avecune intrépidité sans égale ; elles furent obligéesde renoncer à l’entreprise.
Le brave général Rusca, qui nous comman-dait, reçut une blessure dangereuse : les capi-taines Marion et Voisin, les lieutenants Savoye