3c)4 HISTOIRE HE l’aRMÉE d’iTAUE.
« avaient échappé allaient succomber au passage« du Pô , où des corps nombreux les atten-« daient. » Ces artifices ne produisirent pas ref-let que Wurmser s’en était prônais : la petitegarnison fut inébranlable, et renvoya tous lesparlementaires qui lui furent adressés. Nousétions toujours maîtres du camp des Piémontais ;mais l’attaque se renouvelait sans cesse. Nousnous retirâmes sur Desenzano ; nous y demeu-râmes le 12 et marchâmes à la nuit contre Salo.A peine l’aurore eut-elle commencé à paraître,que nous découvrîmes les bivouacs de l’ennemiqui se prolongeaient au loin. Nos soldats bouil-laient d’impatience : ils attaquent avec chaleuret culbutent tout ce qu’ils rencontrent. Ilsparviennent à la porte de Salo, la franchissent,et pénètrent dans la première rue. Elle était gar-dée par deux pièces de canon chargées à mi-traille ; ils eurent beau redoubler d’efforts, ilsfurent repoussés trois fois et obligés de se reti-rer. Le chef de brigade Dessaix leur laissa re-prendre haleine, et, après leur avoir adresséune courte harangue, fit battre la charge, etentra dans Salo aux cris mille fois répétés devive la république !
La prise de cette place fut suivie de celle deplusieurs pièces de canon ; les Autrichiensfuyaient de toutes parts. Nous profitâmes du