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nous prîmes tous les avant-postes. La victoirefut pendant quelque temps incertaine. L’en-nemi, retranché derrière les haies et les fossés,faisait un feu des plus soutenus. Cependant lechamp de bataille fut bientôt à nous ; la baïon-nette en fit la façon. Huit pièces de canon, unobusier et 2,000 prisonniers furent le prix decette victoire, et nous dédommagèrent des fati-gues que nous avions éprouvées depuis quelquesjours. Les officiers, sous-officiers et chasseurs,montrèrent, dans cette affaire, leur constanceet leur valeur. Le citoyen Blanc, adjudant ma-jor, se distingua particulièrement.«Il entra,à la tête de cinquante chasseurs, dans le villagede Rorechiarta ; 5oo hommes, barricadés dansles maisons et faisant un feu terrible des fenêtres,furent faits prisonniers. Ils mirent bas les armesdevant ce faible détachement, qui comptait déjàdix-sept blessés, a\i nombre desquels était le ci-toyen Blanc qui avait reçu un coup de. feu enprenant deux pièces de canon. Le citoyen Zi-netti, chef de bataillon, commandant alors lademi-brigade, fut blessé à mort. Le citoyenDumas, aussi chef de bataillon , reçut une balleà la jambe. Le capitaine Francoul, commandantle troisième bataillon, fut tué. Le citoyen Ri-chard, sous-lieutenant, fut également mis horsde combat. Le citoyen Anoriel, sergent, prit à