4l4 HISTOIRE DE l’aRM^E d’iTALIE .
Lonato, dont l’ennemi semblait vouloir s’em-parer. Effectivement il y entra, et vint nousattaquer dans une position que nous occupionsen arrière de cette ville. Nous gagnâmes leshauteurs de droite et de gauche, fîmes pendantune heure environ un feu de mousqueterietrès suivi. Nous ébranlâmes l’ennemi, qui se re-ploya dans la ville ; nous y arrivâmes presqueaussitôt que lui. Nous fûmes obligés d’en briserles portes ; on se battit dans les rues, que noustraversâmes sous un feu qui partait de tous lespoints, par les portes, les croisées, etc. ; l’en-nemi , embusqué à la dernière porte de la ville,faisait un feu terrible pour nous arrêter et don-ner à sa colonne le temps de filer; cependantil l’abandonna à la valeur de nos soldats, qui,bravant tout danger, parvinrent à le déloger, etle poursuivirent, secondés par une partie de lademi-brigade, qui avait filé sur les hauteurs dedroite pour le tourner. Le combat s’engagea denouveau, dura trois ou quatre heures, et lesimpériaux battus nous abandonnèrent le champde bataille. La demi-brigade fit ce jour-là plusde 4oo prisonniers, tua iao Autrichiens et enblessa i5o. De notre côté, la perte s’éleva àun dizaine de prisonniers, 90 blessés ou tués;de ce nombre fut le citoyen Thomas, capitaine