4i6 msTOiRE de l’armée d’italie.retraite, au lieu de la victoire qu’eussent renduecertaine de plus sages dispositions : encore cene fut qu’une grande supériorité qui nous ydécida. Une opiniâtreté mal entendue dans cemoment, sur un terrain qui ne permettaitaucun changement de manoeuvre, nous met-tait entièrement au pouvoir de l’ennemi. Legénéral de brigade Bertin essaya, mais envain, de réparer les torts du divisionnaire ;cependant, après une demi-heure d’une re-traite en désordre, une'partie de la troupe,ralliée par la fermeté, l’activité et le couragedu citoyen Gaillard, chef de bataillon, tandisque sur un autre point le général Bertin rame-nait avec autant d’ardeur les soldats dans leursrangs, on marcha de nouveau et dans le plusbel ordre à l’ennemi; mais il n’engagea rien,et alla reprendre ses positions. Nous fîmes quel-ques prisonniers de l’arrière-garde. Cette jour-née nous coûta 12 à i 5 hommes faits prison-niers, 10 tués, et une trentaine de blessés,au nombre desquels fut le citoyen Yondière,lieutenant. Le meme jour nous reprîmes notreposition devant Brescia .
Le 17, toujours sous les ordres du généralDespinois, nous nous mîmes en marche à huitheures du soir. Nous marchâmes toute la nuit, etarrivâmes à Castiglione le lendemain 18 thermi-