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perte de quelques-uns d’entre eux qui furenttués soit par le feu des carabines, soit par les ro-chers qu’on détachait des hauteurs. Cette troupede braves fut forcée à la retraite; il était tempsqu’elle la fît; l’ennemj, qui connaissait mieuxqu’elle les passages et défilés praticables, com-mençait à la cerner. Le parti le plus sage , leseul même qu’il y eût à prendre, fut de se je-ter dans un château qui présentait quelquesmoyens de défense; deux compagnies de gre-nadiers et deux du centre s’y réfugient, maisen un instant trois ou quatre mille paysans lesentourent, font un feu d’enfer sur elles; ils s’ap-prochent à différentes reprises, en poussant descris affreux ; ils menacent de donner l’assautet de tout égorger si on ne se rend pas. La pe-tite garnison ne répond aux menaces que pardes coups de fusil ménagés, ajustés parles fenê-tres et les créneaux. Chaque décharge fait tom-ber des soldats de Laudon ou des paysans ; ils seretirent, puis reviennent à la charge, et sont re-çus de la même manière: enfin , la nuit arrive,on se barricade, on se dispose à périr tous en-semble plutôt que capituler avec de cruels etlâches paysans. On fait des amas de pierrespour écraser les assaillants par les fenêtres,s’ils se présentent à l’assaut. La moitié de lanuit se passe sur le qui vive; enfin arrivent
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