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rames quelques toises en arrière, mais au pas,pour ne point augmenter le désordre et l’épou-vante qui emportait nos fantassins. Le généralMasséna, à qui le commandant du régiment avaitfait rendre compte de la résistance de l’ennemi,arriva avec des troupes fraîches qui triomphèrentbientôt de tous les obstacles, et s’emparèrent d’unimmense convoi que cette colonne protégeait.
Laffaire finie, une partie de la division en-tra dans 1 revise, d ou elle partit le lendemainpour Villach . Elle arriva le 6 dans cette ville, yséjourna le 7, et repartit le 8 pour Clagenfurth,où elle trouva l’ennemi, qui lui opposa une vi-goureuse résistance. Le régiment n’avait quetrois pelotons de réunis. Le général Leclerc luiordonna de tomber sur les Autrichiens. Il lefit, mais éprouva des pertes considérables;une circonstance les atténua cependant : nousavions chargé avec tant d’abandon, que répu-blicains et impériaux furent bientôt pêle-mêle ;pour ne pas abattre les siens, l’infanterie en-nemie fut obligée de suspendre son feu. Laretraite devenait indispensable, à raison desforces que nous avions en tête. L’ennemi, quecette supériorité ne rassurait pas encore, faisaitavancer sa cavalerie de réserve. La partie n’étaitplus tenable. Heureusement qu’il fut à sontour abandonné de son infanterie ; il fit aussitôtun mouvement rétrograde ; le général s’en aper-