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Tome cinquième.
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BATAILLE NAVALE 1)’aBOUKIR.

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L’escadre française, profitant du grand nombrede bâtiments légers qu’elle avait, s’éclairait trèsau loin ; de sorte que le convoi n’avait rien àcraindre, et pouvait, aussitôt qu’on aurait re-connu l’ennemi, prendre la position la plus con-venable , pour rester éloigné du combat. Cha-que vaisseau français avait à son bord 5oo vieuxsoldats, parmi lesquels une compagnie d’artil-lerie de terre. Depuis un mois qu’on était em-barqué , on avait, deux fois par jour, exercé lestroupes de passage à la manœuvre du canon.Sur chaque vaisseau de guerre il y avait des gé-néraux, qui avaient du caractère, l’habitude dufeu, et étaient accoutumés aux chances de laguerre.

L’hypothèse d’une rencontre avec les Anglais était l’objet de toutes les conversations. Les ca-pitaines de vaisseau avaient l’ordre, en ce cas,de considérer, comme signal permanent et con-stant, celui de prendre part au combat et desoutenir ses voisins.

L’escadre de Nelson était une des plus mau-vaises que l’Angleterre eût mises en mer dansces derniers temps.

§ IV.

L’escadre française reçut l’ordre d’entrer àAlexandrie ; elle était nécessaire à l’armée et aux